Coron des 120 à Valenciennes
Ce logement est d’une modernité audacieuse pour son époque. Il est proposé à l’exposition Universelle de 1867 alors axée sur l’économie sociale par la Compagnie des Mines d’Anzin et obtient une médaille d’argent.
Coron des cent vingt
59300 Valenciennes
Ce coron est comme un trait tiré de plus de deux cent cinquante mètres de long entre Anzin et Valenciennes. Il regroupe cent vingt maisons en six barreaux alignés. Chaque barreau est composé de vingt logements construits dos-à-dos. De part et d’autre du coron, on accédait aux maisons par une « voyette » qui distribuait les jardins, les clapiers, les puits et les cabines d’aisances.
L’ensemble de l’opération est en briques. Le vocabulaire architectural est simple mais soigné sur les façades principales. Linteaux cintrés des fenêtres, et portes soulignés d’un ressaut de briques, volets en bois, modénatures de briques en corniches sont les seuls ornements.
Par contraste avec cet aspect domestique, les pignons sont traités de manière plus monumentale. Œil-de-bœuf, rouleaux de briques, frontons triangulaires, bandeaux répétitifs en saillie, fausses fenêtres composées avec symétrie, rythment leur architecture et traduisent toutes la dimension symbolique du pignon qui caractérise la typologie du coron.